Chèvrefeuille

Chèvrefeuille

Lonicera spp.

Caprifoliaceae

Le chèvrefeuille est une grimpante vigoureuse et rustique, appréciée pour son parfum suave qui embaume les soirées d'été et pour sa floraison généreuse en tubes colorés attirant papillons de nuit et pollinisateurs. D'une facilité de culture déconcertante, il colonise rapidement clôtures, pergolas et arbres morts, apportant volume, parfum et biodiversité au jardin. Ses baies colorées, appréciées des oiseaux, prolongent son intérêt au-delà de la floraison.

Identité botanique

Nom scientifique Lonicera spp.
Nom commun Chèvrefeuille
Autres noms Chèvrefeuille des bois, Lonicéra
Famille Caprifoliaceae
Genre Lonicera
Type Grimpante
Port Grimpant volubile ou arbustif selon les espèces
Hauteur 2 à 6 m (grimpants), 1 à 3 m (arbustifs)
Largeur 2 à 4 m
Feuillage Caduc à semi-persistant selon les espèces
Floraison Mai à septembre selon les espèces
Couleur des fleurs Blanc, jaune, rose, rouge, bicolore
Parfum Oui, très parfumé, surtout le soir
Rusticité -20 à -30 °C (zone USDA 4-9)
Exposition Soleil à mi-ombre
Type de sol Ordinaire, frais, humifère
Humidité du sol Frais
Origine Europe, Asie, Amérique du Nord

Description

Le genre Lonicera comprend environ 180 espèces réparties dans tout l'hémisphère nord, appartenant à la famille des Caprifoliaceae. On distingue les espèces grimpantes volubiles, qui enroulent leurs tiges autour des supports, et les espèces arbustives utilisées en haie ou en massif. Parmi les grimpantes les plus populaires : L. periclymenum (chèvrefeuille des bois, indigène), L. japonica (chèvrefeuille du Japon, semi-persistant) et L. × heckrottii (grandes fleurs bicolores).

Les fleurs tubulaires, souvent bicolores (blanc virant au jaune, rose et crème), sont adaptées à la pollinisation par les papillons à longue trompe, en particulier les sphinx qui visitent les fleurs au crépuscule, attirés par le parfum qui s'intensifie à la tombée de la nuit. Les baies rouges ou noires qui suivent la floraison sont très appréciées des oiseaux mais toxiques pour l'homme.

Le chèvrefeuille est une plante de croissance rapide, capable de couvrir plusieurs mètres carrés en quelques saisons. Dans la nature, il est caractéristique des haies champêtres et des lisières forestières. Au jardin, c'est un allié précieux pour la biodiversité : nourriture pour les papillons, abri pour les oiseaux nicheurs, baies pour les merles et les grives.

Feuillage et floraison

Feuillage : Caduc à semi-persistant selon les espèces

Période de floraison : Mai à septembre selon les espèces

Couleur des fleurs : Blanc, jaune, rose, rouge, bicolore

Parfum : Oui, très parfumé, surtout le soir

Conditions de culture

Exposition : Soleil à mi-ombre

Type de sol : Ordinaire, frais, humifère

Humidité du sol : Frais

Rusticité : -20 à -30 °C (zone USDA 4-9)

Culture en pot : Possible en grand bac

Plantation et rempotage

Plantation :

Plantez en automne ou au printemps, au soleil ou à mi-ombre (le pied peut être à l'ombre et la tête au soleil). Tout sol ordinaire convient, de préférence frais et humifère. Prévoyez un support solide (treillage, grillage, pergola, arbre mort). Espacez de 2 à 3 m si vous plantez en alignement. Paillez le pied pour maintenir la fraîcheur.

Rempotage :

En bac, choisissez un contenant de 40 cm minimum avec un support intégré. Utilisez un terreau riche et frais. Surfacez avec du compost chaque printemps. Le chèvrefeuille en pot nécessite un arrosage plus attentif qu'en pleine terre.

Arrosage

Arrosez régulièrement les deux premières années pour favoriser l'installation. Par la suite, le chèvrefeuille établi est assez résistant à la sécheresse, mais fleurit mieux en sol frais. Arrosez en période de sécheresse prolongée. En pot, maintenez le substrat frais en permanence.

Taille

Le chèvrefeuille ne nécessite pas de taille systématique. Après la floraison, vous pouvez raccourcir les tiges trop longues et dégager la structure. Tous les 3 à 4 ans, rajeunissez la plante en supprimant les vieilles tiges à la base pour favoriser le renouvellement. Le chèvrefeuille supporte bien les tailles sévères et repart vigoureusement de la souche.

Multiplication

Le bouturage de tiges semi-ligneuses en août-septembre est la méthode la plus simple. Le marcottage par couchage de tiges basses est très facile : enterrez un tronçon de tige avec un nœud, il s'enracinera naturellement en quelques mois. Le semis des baies fraîches est possible mais lent (stratification hivernale nécessaire).

Toxicité et précautions

Toxicité : Les baies sont toxiques pour l'homme (troubles gastro-intestinaux). Les fleurs sont sans danger.

Comestibilité : Les fleurs de certaines espèces sont comestibles (sucer le nectar au fond du tube floral est un plaisir d'enfance). Les baies sont toxiques et ne doivent pas être consommées.

Pollinisateurs : Papillons de nuit (sphinx), bourdons, abeilles

Problèmes fréquents

Maladies

L'oïdium est la maladie la plus fréquente, surtout en fin d'été et en situation confinée. Améliorez la circulation d'air et évitez le mouillage du feuillage. Les taches foliaires sont occasionnelles. Le chèvrefeuille est globalement une plante robuste et peu maladive en conditions de culture adaptées.

Parasites

Les pucerons sont les ravageurs les plus constants, provoquant l'enroulement des feuilles et la sécrétion de miellat (suivi de fumagine noire). Favorisez les auxiliaires naturels (coccinelles, chrysopes). Les cochenilles peuvent apparaître sur les vieilles tiges. Les acariens sont possibles en atmosphère très sèche.

Espèces proches

Questions fréquentes

Le chèvrefeuille est-il envahissant ?

Certaines espèces comme Lonicera japonica peuvent devenir envahissantes en climat doux (elle est d'ailleurs invasive dans le sud-est des États-Unis). En France, le risque est modéré. Le chèvrefeuille des bois indigène (L. periclymenum) est vigoureux mais facilement contrôlable par la taille. Choisissez des espèces adaptées à votre région.

Peut-on faire pousser un chèvrefeuille sur un arbre ?

Oui, c'est même l'un de ses modes de croissance naturels en forêt. Plantez-le au pied d'un arbre caduc à tronc rugueux (vieux pommier, chêne) et laissez-le grimper naturellement. Veillez cependant à ce qu'il n'étouffe pas un jeune arbre par son poids et son ombrage.